Petit coin littérature

Musique, films, littérature et expositions

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FUENTES

Messagede Yvan » 04 Sep 2008, 16:32

En septembre/octobre 2008 doit paraître un nouveau roman de Carlos FUENTES: La voluntad y la fortuna, qui retrace un demi-siècle de l'histoire mexicaine.
L'auteur prétend avoir écrit là son meilleur roman. A voir.

Extrait du journal Le Figaro (version internet) du 04.09.2008:
"La voluntad y la Fortuna (la Volonté et la Fortune) est sans doute l'un des romans les plus attendus de cette rentrée litté­raire ibérique. Le nouveau roman de l'écrivain mexicain Carlos Fuentes, édité chez Alfaguara, doit sortir en libraire début octobre...."

Un article plus long dans El Pais du 31.08.2008 sur La voluntad y la Fortuna.
Article bien intéressant
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Messagede chouca » 04 Sep 2008, 16:45

Le Mexique est le pays invité au salon du livre de Paris en mars 2009.
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Re: Petit coin littérature

Messagede Mayapan » 20 Jan 2011, 18:55

La dame en bleu
Javier Sierra
éditions Pocket

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La trame principale du livre est l’évangélisation du Nouveau-Mexique (sens large, frontières d'avant Santa-Ana) par les moines franciscains au XVIIe siècle. Partis de Mexico-Tenochtitlan ou l’apparition de la vierge de Guadalupe a déjà largement contribué à l’installation du culte catholique, ils se rendent au delà du rio Bravo pour propager la parole du Christ aux populations oubliées du Messie. Et la, surprise ! Plusieurs groupes d’indiens viennent à eux, brandissant des petites croix et quelques expressions latines. Pourtant, une chose est sure. A aucun moment ces indigènes n’ont pu être en contact avec des chrétiens. Alors, d’où tiennent-ils cette pré-connaissance ? En Espagne, de nos jours, un journaliste, guidé par une mystérieuse intuition, découvre la vie de sœur Maria Jésus de Agreda. En consultant diverses sources, il découvre que grace à ses dons de bilocation, être à deux endroits en même temps, c’est elle qui dès 1629 est apparue en Amérique. Douée de transes, bilocation et télé-transportation, cette nonne volante a effectué un nombre significatif de voyages intercontinentaux. En même temps, à Venise, un père franciscain fait de cuiseuses découvertes sur la physique des sons. Il semble que certaines fréquences aident à la télé-transportation, propriétés déjà utilisé lors de la composition de plusieurs chants religieux qui utilisent des particularités de la gamme, phénomène appliqué à certains cantiques, objet de théories de la physique quantique. Enfin, à Los Angeles, après avoir participé à un programme de recherche sur la manipulation de l’esprit et la dissociation de celui-ci du corps physique, une agent de la CIA, de souche indienne, rêve à un mystérieuse dame bleue.

Dans un habile mélange historique et scientifique, Javier Sierra nous propose un livre très intéressant sur les croyances et les faits liés aux apparitions de personnages religieux. Certain développements paraissent parfois un peu superflus, et l’intrigue principale aurait gagné en simplicité sans ces quelques extensions scénaristiques qui n’apportent pas grand-chose à la trame principale qui se suffit largement à elle-même. Toutefois, la lecture est passionnante, servie par un style fluide d’une grande clarté. Le sujet, basé sur des données historiques est très original et particulièrement instructif. Ce voyage à travers les dons mystiques et leurs implications dans la marche du monde est un réel plaisir. Javier Sierra a adjoint en fin de volume un petit appendice sur les personnages historiques, les faits, des témoignages consignés dans des archives et autres éléments qui achèvent de susciter la curiosité du lecteur. La dame en bleu a obtenu le premier prix du roman historique aux Etats-Unis.

Et pour finir, le leg le plus étonnant de la Dame Bleu a fait aux indiens (source : site de Javier Sierra) :
« Algunas tradiciones de los nativos del Suroeste de los Estados Unidos sostienen que la primera receta de chili con carne fue traída de América por sor María Jesús de Ágreda, tras una de sus frecuentes bilocaciones a Nuevo México, Arizona y Texas. Dicen que ella la puso por escrito por primera vez, aunque este punto nunca ha podido ser confirmado en ninguno de los escritos que de ella se conservan ».
Cette découverte majeure d’archéologie culinaire met fin aux légendes urbaines et au folklore campagnard qui ont fait la réputation du chili con carne, plus que ses qualités gustatives.
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Re: Petit coin littérature

Messagede Bern » 21 Fév 2011, 07:47

Le jaguar sur les toits
François Arengo

Edition Metailié Noir
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Le cœur de l’homme d’affaires enlevé a été restitué à sa famille. Il a été arraché de sa poitrine selon la tradition des sacrifices aztèques, il est posé sur un socle portant le dessin d’une feuille mystérieuse. Des messages utilisent le calendrier aztèque et les vers d’un roi-poète pour annoncer des meurtres à venir. Des hommes politiques sont enlevés et sacrifiés. Le suspect boiteux porte le nom d’un botaniste mort depuis des siècles, les autorités du pays font preuve d’une mauvaise volonté manifeste…
La police ne met pas toute l’énergie nécessaire à la résolution de ces énigmes et l’enquête est confiée à un Français, Gardel, une anthropologue mexicaine Catarina, et un commissaire mexicain gourmand et irritable.
Dans un gigantesque jeu de piste à travers la ville de Mexico et ses sites archéologiques, ils vont croiser un hippie spécialiste des plantes médicinales de la forêt lacandone, un vieil Américain qui dit avoir connu Zapata, et des Indiens qui ne vieillissent pas.

Un magnifique thriller qui plonge dans les racines de la culture mexicaine, nous révèle les secrets de la mort programmée des cellules, nous parle de la nécessité de la protection des patrimoines indiens et nous fait vivre des aventures ébouriffantes sous la conduite d’un nouvel auteur, au style solide et brillant, fin connaisseur et amoureux du Mexique.

François ARANGO est né en 1964. Chef d’un service de réanimation dans un grand hôpital parisien, il a fait des études au Mexique, auteur de livres et d’articles scientifiques, il publie ici son premier roman.

http://livre.fnac.com/a3130052/Francois ... -les-toits
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Re: Petit coin littérature

Messagede Mayapan » 25 Fév 2011, 14:06

Balles d'argent
Elmer Mendoza
éditions Gallimard, Série noire

(en librairie le 17 mars 2011 )

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Présentation éditeur : Anéanti par une rupture amoureuse, dépendant de son psy, l’inspecteur Edgar Mendieta, alias le Gaucher, s’oublie dans un travail acharné. Il enquête sur le meurtre de Bruno Canizales, avocat aussi prestigieux que décrié pour sa vie dissolue et fils d’un ancien ministre de l’Agriculture retrouvé la tête perforée d’une balle en argent. Le téléphone de Mendieta ne cesse de sonner et l’inspecteur, harcelé par son supérieur, découvre que sa route est jonchée de nouveaux cadavres. Qui se cache derrière ces crimes ? Les narcos ? Les politiciens soucieux de nettoyer le terrain avant les élections ? Les membres de l’étrange Petite Fraternité Universelle, dont Canizales faisait partie ? Mendieta s’escrime à trouver les coupables et à faire son travail à grands coups d’adrénaline et avec une bonne dose d’humour. Il court les bars et les villas huppées, croise des journalistes et de charmantes lesbiennes, pour finir par démêler un écheveau où convergent des intérêts divers. Mais il est le seul à vouloir réellement aller jusqu’au bout, sans doute parce qu’il n’a rien à perdre. Avec Balles d’argent, l’auteur mexicain Elmer Mendoza nous plonge dans un Mexique âpre et rude où il ne fait pas bon vivre ni mourir.
Loin des cartes postales et des plages de Cancun, nous évoluons dans une ville de la frontière américaine à la fois glauque et corrompue, une ville sans foi ni loi, pervertie par l’argent sale de la drogue où la violence est à chaque coin de rue. Le livre témoigne de la transformation radicale que connaît le pays depuis une dizaine d’années et d’un Mexique devenu la plaque tournante du trafic de cocaïne entre la Colombie et les Etats-Unis. Balles d’argent est servi par un style sec, nerveux et incisif qui suscite et retient l’empathie du lecteur dans un savoureux compromis d’élégance naturelle et d’humour. Cerné par la mort et une corruption endémique qui gangrène tout sur son passage, l’auteur n’oublie pas de porter un regard tendre sur ce pays qui est le sien et qu’il aime.
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Re: Petit coin littérature

Messagede Mayapan » 08 Mar 2011, 14:21

Sansalina
Nicolas Jaillet
éditions Folio

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Résumé éditeur : Pablo Zorfi va mal. Son quotidien n’est que meurtres, enlèvements et trahisons. Dans le Mexique des années 20, les bordels tournent à fond, loin de la poussière et des Pancho Villa moustachus. L’enfant des rues de Sansalina est maintenant le maître de la ville. Mais il est devenu mauvais comme un crotale. Ses meilleurs amis le terrorisent. Il n’a qu’une solution pour se convaincre qu’il a encore un avenir : revoir Dolores. Toucher sa peau. La jeune femme respire la liberté. Personne ne lui dicte ce qu’elle doit faire. Elle a oublié Sansalina, sa violence et ses hommes. Dolores aussi avait un rêve d’enfant, pour lequel elle a tout sacrifié. Elle a fondé une bibliothèque. Le jour où ce rêve explose comme une vulgaire boîte d'allumettes, c'est un autre combat qui s'engage.

L'avis de Jean-Marc Laherrère de la Librairie Ombres Blanches (Toulouse) : Un grand classique de la littérature noire (et même de la littérature tout court) : Ascension et chute d'un caïd. La difficulté avec les thèmes très classiques c'est qu'ils sont casse-gueule. Forcément, on compare et là, ça passe ou ça casse. Dans le cas de Sansalina, ça passe, et ça passe même haut la main. Le roman démarre sur les chapeaux de roues, finit en apothéose, et tient le rythme entre les deux, ce qui est déjà un excellent point. L'auteur maîtrise parfaitement ses changements de temps, alternant présent et passé, nous faisant revivre le parcours de Zorfi. C'est rude, dur et sanglant, comme ce Mexique du début du XX° siècle. Les personnages sont magnifiques, ambigus, complexes … et voué à l'échec, tout ce qu'adorent les lecteurs de polars. Une très belle réussite pour Nicolas Jaillet qui prouve qu'on peut traiter un thème archi connu tout en écrivant un roman original et passionnant.

http://www.folio-lesite.fr/foliopolicie ... ode=A39646
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Ecrivaines mexicaines à Montpellier

Messagede Mayapan » 10 Mar 2011, 11:31

Trois écrivaines mexicaines : générations, transmissions, mémoires

Conférence de Elena Poniatowska suivie d’une table ronde

jeudi 17 mars 18h00
Salle des Colloques, Bâtiment C, UPV Montpellier

Colloque International – Université Paul Valéry – 17 et 18 mars 2011
Le colloque se propose de réunir et de faire dialoguer ensemble des chercheuses et des chercheurs français et étrangers autour d’écrivaines mexicaines contemporaines de premier plan : Elena Poniatowska (1932), Ana García Bergua (1960) et Cristina, Rivera Garza (1964).
La littérature mexicaine est associée à des grandes figures comme Juan Rulfo, Octavio Paz (lauréat du Prix Nobel), ou encore Carlos Fuentes, Sergio Pitol ou José Emilio Pacheco (tous trois lauréats du Prix Cervantès). Or la littérature mexicaine contemporaine doit aussi beaucoup à de grandes écrivaines, qui ont ouvert la voie, telles Rosario Castellanos (1925-1974) ou Elena Garro (1920-1998), mais aussi à Elena Poniatowska, qui fera le déplacement depuis le Mexique pour assister et participer à cet hommage scientifique qui lui sera rendu à l’Université de Montpellier 3. Elena Poniatowska est l’écrivaine mexicaine contemporaine la plus renommée, lauréate du prestigieux Prix International Rómulo Gallegos (2007) et, tout récemment, du Prix Biblioteca Breve de Novela 2011 pour son dernier roman (Leonora).
Ce colloque international vise donc à améliorer la connaissance et la diffusion des œuvres des écrivaines mexicaines contemporaines les plus importantes de leur génération, en instaurant un dialogue particulièrement fécond entre, d’une part, les œuvres de ces écrivaines de générations différentes et les spécialistes et, entre, d’autre part, Elena Poniatowska et le public français, qui accueille aujourd’hui avec un grand intérêt les voix et les expériences littéraires féminines venues du Mexique, comme l’a montré l’immense succès rencontré par le dernier Salon du Livre de Paris (2009), dont le Mexique était l’invité d’honneur.

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Re:

Messagede Mayapan » 14 Mar 2011, 15:15

Mayapan a écrit:Les larmes d’or
De José Ladronn
Dans Astéroide hurlant

Editions Humanoides associés, 112p, 15,5 euros
Je viens de lire dans une compil lancée par Alejandro Jodorowsky une courte histoire dessinée par le mexicain José Ladronn. Jusqu’ici, il avait surtout travaillé pour des comics gringos. La rencontre avec Jodo lui permet d’exprimer son style, tout à fait séduisant, rappelant dans son trait les très grands de la BD que sont Solé ou Boucq. Cette histoire fait partie de l’album « Astéroide hurlant ». il s’agit d’un enfant du DF qui pleure des larmes d’or. La bonne nouvelle c’est qu’il est possible que Ladronn travaille prochainement avec Jodorowsky sur des albums de John Difool.


C'est chose faite !
Deux albums sont publiés chez les Humanoides associés :

Image Image

Profil de l'auteur (éditions HA) :
1967 : José Ladronn naît à Minatitlán, dans l'Etat de Vera Cruz, au Mexique.
Parmi les lectures qui l'ont marqué, il cite les Fables Paniques de Jodorowsky ou le Necromicon de H.R. Giger, mais aussi L'Incal de Jodorowsky et Moebius (pour lui, une oeuvre magique). Outre la bande dessinée, il consacre une bonne partie de son temps à une autre passion : la peinture. Il peint des oeuvres gigantesques, terribles, surnaturelles.
1996 : Il commence à travailler pour Marvel avec une histoire courte de Blade. Ce seront ensuite Spiderboy, Cable, Thor, Les Quatre Fantastiques, Les Inhumains, parmi bien d'autres travaux pour de nombreux éditeurs. Toutes illusions perdues devant le rythme hallucinant imposé par le système de production éditoriale nord-américain, il rompt avec les grands groupes et travaille pour un comics indépendant : Hip Flask.
Courant 2000 : À Los Angeles, il fait une rencontre miraculeuse avec Jodorowsky d'où sortira l'histoire courte Les Larmes d'or parue dans Metal Hurlant n°145 en septembre-octobre 2004, mais aussi la réalisation d'un rêve : reprendre le personnage de John Difool pour un nouveau cycle d'aventures.
2006 : Les Larmes d'or est réédité dans Astéroïde Hurlant, recueil de nouvelles de science fiction.
2008 : Le premier tome du cycle Final Incal paraît aux Humanos.
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Re: Petit coin littérature

Messagede regia » 17 Mar 2011, 10:05

No podré ir a la presentacion de Mme Poniatowska, no tengo quien cuide a mis gremlins :sm1:
Ya me contaras como estuvo Felipe!!
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Re: Petit coin littérature

Messagede Mayapan » 17 Mar 2011, 14:11

No manches Moni, marzo es tu mes ! :mrgreen:
No puedes organizar una trampa ?
Invitas a los chicos a un domino en tu casa, de facto te cuidan tus chamacos, y te puedes escapar !

Machiavelico no ? :sm19:
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Polar se passant au mexique

Messagede Mayapan » 25 Mar 2011, 11:34

Tsunami mexicain
Joe R. Lansdale
Gallimard série noire

Image

résumé éditeur : Hap et Leonard travaillent comme gardiens dans un élevage de poulets, lorsqu’une nuit Hap sauve une jeune fille des griffes d’un maniaque drogué jusqu’aux cheveux. Le père de la rescapée, patron de 1’élevage, lui offre 100 000 $ et un mois de congés. Nos deux inséparables quittent donc LaBorde, Texas, pour partir en croisière. Des vacances ? La houle est féroce, les employés détestables et la nourriture itou (heureusement que le mal de mer permet de ne pas avoir à la garder longtemps)… Mais le supplice est de courte duré : Hap et Leonard reprennent rapidement leur vieille habitude de se jeter tête en avant dans les embrouilles. Perdus au Mexique, agressés à la machette par des flics ripoux, ils sont secourus par un vieux pêcheur, Ferdinand, qui soigne la blessure de Leonard, et sa fille, Beatrice, qui s’occupe plus particulièrement de Hap. Ces derniers doivent de l’argent à Juan Miguel, un mafieux nudiste et notoirement impitoyable. Un matin, Beatrice est retrouvée morte dans une chambre d’hôtel, atrocement mutilée. Jetés en prison mais bientôt libérés par Charlie, Jim, Bob et Veil, nos redresseurs de torts reviennent aux Etats-unis sans chercher plus loin, ayant pris la résolution de ne plus se mêler de ce qui ne les regarde pas. Mais l’histoire mexicaine les rattrape. Une expédition est organisée afin de rendre à Juan Miguel la monnaie de sa pièce.
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Mexico, quartier sud

Messagede Mayapan » 28 Mar 2011, 12:16

Mexico, quartier sud
Guillermo Arriaga
Points

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Noir c'est noir comme disait l'autre. C'est la couleur dominante des chapitres du livre. Arriaga décrit quelques scènes de la vie quotidienne des habitants de l'avenida Retorno, quartier populaire de Mexico DF. Enfants violents, adultes lâches, immoralité, égoïsme, alcoolisme, il n'y a pas beaucoup de place pour la rigolade dans cette ambiance, sauf le ton détaché qu'utilise l'auteur pour dresser ces portraits rugueux, peu engageants et pas sympathiques du tout en général. Pour un roman noir, cette plongée dans les bas-fonds de Mexico dans lesquels Arriaga a vécu son adolescence, est donc une réussite. Mon avis : http://lecturehispanoamericaine.blogspot.com/2011/03/mexico-quartier-sud.html
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Re: Petit coin littérature

Messagede Mayapan » 07 Avr 2011, 11:03

L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu
Tome 1 : Chili con carnage
Bd de de Lupano, Salome, Pieri
éditions Delcourt

Image

Présentation éditeur :
Début du XXe siècle, Arizona... Maître Byron Peck, citoyen britannique et avocat d'affaires, escorté de son acolyte, l'effrayant Monsieur Hoggaard, parcourt le désert en quête d'un mystérieux papier qui pourrait changer à jamais le cours de l'histoire des États-Unis d'Amérique. Dans le même but, la dangereuse Margot de Garine s'associe à une bande de Mexicains sans foi ni loi... Et ils seront sans pitié !

Le preview présente un dessin sympa, avec les incontournables décors géographiques de la zone frontière mexicano-yanqui. On sent vaguement la présence du lieutenant Blueberry et Chihuahua Pearl pas loin. Comme d'habitude dans ce genre de scénario, les mexicains sont des bandits affublés de sales gueules, moustachus, grossiers et avec des rictus cruels. Les clichés ont la vie dure. Le ton se veut résolument ironique, décalé voire surréaliste. Influence mexicaine ?
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Re: Petit coin littérature

Messagede Mayapan » 11 Avr 2011, 11:40

Los Señores del narco
Annabel Hernandez
éditions Grijalbo Mondadori

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Il y a dans ce livre de quoi faire péter les réputations de bon nombre de politiciens haut-placés. Anabel Hernandez met en évidence les liaisons entre la politique et les narcotrafiquants et surtout la protection qu'offrirait le gouvernement mexicain au cartel de Sinaloa, le plus puissant d'Amérique latine. Depuis la parution du livre, la journaliste a été menacée de mort et a porté plainte contre le ministre de la Sécurité publique (GGL, encore lui !) qui voudrait bien qu'elle disparaisse. L'auteur, après une enquète de 5 ans et s'appuyant sur des sources diverses et des documents vérifiables, montre que la guerre menée par le président mexicain n'a que pour but de privilégier un cartel en éradiquant les autres. Elle revient sur l'extraordinaire évasion du chapo Guzman, sur les inactions gouvernementales quant aux fluxs financiers ... Malgré la gravité des accusations, il n'y a pas de réactions officielles. Par contre, les manifestants, de plus en plus nombreux cer dernières semaines qui se mobilisent contre cette guerre et la violence, ont peut être lu le livre ?
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ALAMO

Messagede Mayapan » 04 Mai 2011, 14:37

Alamo
de Dobbs et Pezzi-Perovic
tome 1 , En première ligne
éditions Soleil

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résumé éditeur :
Vous n’oublierez jamais Alamo !!! 22 avril 1836, Bataille de San Jacinto. En une vingtaine de minutes d’une boucherie intense, les troupes texanes massacrent un grand nombre de soldats de l’armée mexicaine en criant distinctement « Souvenez-vous d’Alamo ! ». Ces soldats se montrent impitoyables en ne laissant aucun survivant, achevant même les blessés. Nous sommes alors au tournant de l’indépendance du Texas, car l’avant-garde mexicaine n’existe plus… Mais une question demeure : que s’est-il réellement passé à Alamo pour que les hommes fassent preuve d’une telle folie guerrière ? Le mois précédent, Louis Rose, un tueur à la solde du futur Président de la jeune République du Texas prend contact avec le célèbre Davy Crockett et ses volontaires...

Le dessin de couverture est attirant. J'ai juste feuilleté l'intérieur. C'est la période pendant laquelle Lopez de Santa Ana, dans des expéditions aventureuses, va perdre au profit des Usa près d'un tiers du territoire mexicain. Il est question des batailles d'Alamo et de San Jacinto. On croise Bowie (James, pas David), Crockett (Davy, pas Friskies) et le Lieutenant Travis, celui-la même qui fait plein de misères à Mike Blueberry dans le cycle "Le trésor des confédérés", entre Presidio, Coyama, Ojinaga et Chihuaha. Les tenues napoléoniennes des soldats mexicains en dit long sur le genie militaire du général Santa Ana. Cette histoire, prévue sur 2 tomes, devrait plaire aux amateurs de westerns historiques. Perso, je préfère le style spaghetto-tortillesque, plus haut en couleurs. :mex:
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