Las marimbas del infiernoGuatemala / Mexique, 2010de
Julio Hernández Cordón avec
Alfonso Tunché, Víctor Hugo Monterroso, Blacko González 
Annoncé comme film guatemalteco-mexicain, Las marimbas del infierno tire sa mexicanité des fonds aloués par la société Axolotl pour soutenir le film et de la nationalité mexicaine du père du metteur en scène. La mère étant guatemaltèque. C'est l'histoire d'un joueur de marimba, instrument national du Guatemala mais aussi très fréquent au Mexique, au Chiapas notamment. Don Alfonso le marimbero est racketté par la Mara. Pour mettre sa famille et son instrument à l'abri, il quitte sa maison et se réfugie chez son filleul Chiquilin. Jouant de temps en temps pour des évènements touristiques, la crise du tourisme et l'absence de groupe, la marimba se jouant en principa à 3 voire 4, Don Alfonso est rapidement contraint à chercher d'autres sources de revenus. Chiquilin lui présente Blacko, ancien leader des Guererros, groupe de heavy metal très connu. L'idée, hautement improbable, est d'ajouter la marimba à des morceaux de heavy metal. Le trio part en quète de joueurs, d'instruments, de lieux de concerts et de subventions.
C'est un film à voir avec beaucoup d'indulgence. Si l'idée provoque on s'en doute quelques situations cocasses, il reste quand même pas mal de temps morts, d'approximations scénaristiques et de petites erreurs de tournage. L'acteur qui joue Chiquilin n'est pas très naturel, les scènes manquent un peu de liant et l'histoire en général manque d'un fil conducteur plus fort. Reste qu'un film tourné au Guatemala est rare, surtout centré sur un joueur de marimba. Manque de pot, je ne sais pas si c'est voulu, mais le son de celle de Don Alfonso est catastrophique
*. Les acteurs évoluant dans une ville (inconnue) de nos jours, le film a aussi un petit côté chronique sociale urbaine et contemporaine. Il faut de la débrouillardise, de l'amitié et de la confiance pour survivre, au milieu de beaucoup d'arnaques et d'agressivité. Néammoins, Las marimbas del infierno a reçu le prix du public à Valdivia, celui du meilleur film au festival de Morelia et une mention spéciale à San Sebastián.
Le groupe chiapanèque Nandayapa interprète le vol du bourdon de Rimski Khorsakov :
http://youtu.be/Bavi53KfpDMLa marimba aurait d'ailleurs sa place dans un prochain volume
** du cuate Bern.
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D'après Madame Mayapan, native du Chiapas et dont le grand-père a composé des morceaux pour marimba, les instruments guatémaltèques seraient plus "sobres" et plus "rustiques" ce qui explique ce son saturé. Au Chiapas, au Yucatan ou à Veracruz, les marimbas donnent un son beaucoup plus doux et grave, notamment adapté pour le danzon.**
Au même titre que El Rey (J.A. Jimenez) honteusement oublié !