Clipperton

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Clipperton

Messagede Nel » 01 Mai 2005, 22:04

Bonjour! je suis en train de faire une recherche sur l'Atoll de Clipperton
. Je viens tout jste de commencer et je l'adore déjà voilà un autre endroit que je veux visiter !!!!!!!!!!!!!!! :D 8) :D :mrgreen: :sm27:
se perdre dans ses réflexions quelle belle phrase!!!!!!!!
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Messagede Mayapan » 07 Oct 2005, 14:24

Jean-Louis Etienne vient de publier le récit de ses aventures lors de l'expédition Clipperton :
Clipperton , L'atoll du bout du monde
Editions du Seuil/Septième Continent

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Pour les enfants, les aventures d'Elliot et Basile à Clipperton" écrit et illustré par Elsa, la maman d'Elliot.
Les aventures d'Elliot et Basile à Clipperton
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Messagede BOUH » 25 Oct 2005, 20:05

pour les amants de Clipperton, une emission a ne pas manquer!!

:fleche: "Les Mystères de Clipperton" ce soir (25/10/2005) à 20h55 sur Canal+
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Clipperton monnaie d'échange ?

Messagede Mayapan » 11 Avr 2013, 12:25

Quelqu'un a t-il des infos (pas des rumeurs ou des suppositions) et des sources sur une éventuelle négociation entre les présidents français et mexicain au premier semestre 2009 ou une partie de souveraineté française sur Clipperton aurait été abandonnée au Mexique pour faire avancer l'affaire F. Cassez ?
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Re: Clipperton des accords de pêche de 2007

Messagede Jane » 12 Avr 2013, 21:25

Coucou :D :D

Qu'est ce que cette histoire encore.... les sites sont envahis de commentaires à g...er...


surtout celle ci !
Question écrite : réponse du gouvernement sur l’île de Clipperton
Question. Monsieur Philippe FOLLIOT attire l’attention de Monsieur le ministre des outre-mer sur la situation de l’îlot de Clipperton. En effet, il semblerait que depuis déjà plusieurs années, la souveraineté de ce territoire français serait régulièrement violée. Selon certains responsables, les navires des pays voisins viennent y pratiquer leurs activité légales et illégales non seulement dans notre ZEE mais, ce qui est scandaleux dans nos eaux territoriales et cela sans contrôles ni inspections (pêche commerciale, pêche sportive, plongée, tourisme). Il semble donc que l’on assiste à une violation caractérisée de notre territoire national. Ainsi, il lui demande quelle est la position du Gouvernement à ce sujet, et quels moyens de protections supplémentaires aux patrouilles annuelles de souveraineté de la marine nationale peuvent être mis en œuvre surtout afin de protéger au mieux cette zone face à ces revendications territoriales.

Réponse. Un accord intergouvernemental franco-mexicain sur les activités des navires de pêche mexicains dans les 200 milles marins entourant l’île de Clipperton a été signé le 29 mars 2007. L’objectif poursuivi était que le Mexique cesse sa revendication publique sur l’îlot à travers un compromis négocié autour de l’intérêt commun que représente la pêche, et plus spécifiquement l’octroi de licences gratuites de pêche pour les navires mexicains. S’agissant des moyens de protection, la frégate de surveillance « Le Prairial », qui effectue une mission de surveillance d’environ une semaine chaque année dans la zone, est fondée juridiquement à intercepter les navires battant d’autres pavillons, mais qui ne seraient pas détenteurs de licence, pris en opérations de pêche dans les eaux de Clipperton. Par ailleurs, une expérimentation de surveillance satellitaire doit commencer début 2013 en vue d’exploiter des images pour initier une connaissance de la situation de l’environnement marin. Les moyens de protection de l’île sont à l’étude dans le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBDSN) qui sera rendu public en janvier 2013. Le ministère des outre-mer est pleinement associé à sa rédaction. A ce titre, la délégation générale à l’outre-mer est membre de la commission de rédaction et participe aux groupes de travail 3 (Sécurité nationale – Sécurité de la Nation) et 5 (stratégie d’engagement et cohérence des systèmes de force). Dans ce cadre, la délégation générale à l’outre-mer a souligné l’importance de maintenir des moyens militaires (en particulier des moyens nautiques et aériens) en nombre suffisant outre-mer, afin de continuer de remplir l’ensemble des missions de l’État (secours aux personnes, sécurité publique, lutte contre la pêche illégale, les trafics de stupéfiants, l’orpaillage illégal, l’immigration clandestine, etc.), mais aussi les missions de souveraineté (patrouilles aux abords des îles isolées inhabitées dont la souveraineté nous est contestée par d’autres États, etc.). Le ministère des outre-mer plaide pour conserver suffisamment de moyens nautiques (et aériens) pour pouvoir continuer à contrôler les zones économiques exclusives (ZEE) situées outre-mer. Ces moyens doivent permettre de marquer la présence de la France, près des terres isolées notamment Clipperton.

Question. Monsieur Philippe FOLLIOT attire l’attention de Monsieur le ministre des outre-mer sur les eaux territoriales de Clipperton. En effet, la France possède ce minuscule territoire qui représente une vaste zone de ressources maritime de près de 440 000 km² (ressources économiques, nodules polymétalliques). Cependant, il semblerait que l’importance que la France accorde à ce territoire est faible et se résume à un maximum d’une courte patrouille navale de souveraineté annuelle, La zone économique exclusive de cette île regorge de thons pêchés par le Mexique, mais aussi de trésors sous-marins bientôt exploitables. Clipperton a besoin de protection et il semblerait que seules la volonté et la capacité de la défense française soient la solution. D’après certains responsables, il se dégage trois scénarios possibles : le premier serait le pillage de ce territoire littéralement abandonné par la France, le deuxième serait la location de la zone aux nations étrangères qui se donnent les moyens de « miner » les fonds marins, ce qui serait préjudiciable pour l’écosystème, et enfin le dernier serait une exploitation responsable et écologique par la France avec le développement local d’une base de recherche scientifique nationale ou internationale. Cependant, ce dernier scénario reposerait sur une forte capacité, lié au futur livre blanc en matière de défense, qui serait tributaire des fonds alloués à la résolution de cette problématique. Ainsi, il lui demande quelle est la position du Gouvernement à ce sujet, et quelles sont les solutions prévues dans le livre blanc et le PLF relatif au domaine de la souveraineté sur cet îlot.

Réponse. La zone économique exclusive de Clipperton dispose d’un potentiel halieutique important et constitue un intérêt majeur pour la France sur le plan scientifique pour la compréhension des relations océan-atmosphère et pour celle de la tectonique des plaques. La présence française s’est progressivement renforcée autour de ce territoire terrestre naturel émergeant qui représente un enjeu économique où l’État exerce un droit de souveraineté. Le Gouvernement est attaché au respect de la convention interaméricaine du thon tropical et en particulier à ses dispositions relatives à la conservation et à la gestion des ressources halieutiques. C’est notamment dans ce cadre qu’il exerce ses missions de surveillance de la zone économique exclusive française de Clipperton. Les moyens de protection de l’île sont notamment à l’étude dans le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBDSN) qui sera rendu public en janvier 2013. Le ministère des outre-mer est pleinement associé à sa rédaction. A ce titre, la délégation générale à l’outre-mer est membre de la commission de rédaction et participe aux groupes de travail 3 (Sécurité nationale – Sécurité de la Nation) et 5 (stratégie d’engagement et cohérence des systèmes de force). Dans ce cadre, la délégation générale à l’outre-mer a souligné l’importance de maintenir des moyens militaires (en particulier des moyens nautiques et aériens) en nombre suffisant outre-mer, afin de continuer de remplir l’ensemble des missions de l’État (secours aux personnes, sécurité publique, lutte contre la pêche illégale, les trafics de stupéfiants, l’orpaillage illégal, l’immigration clandestine, etc.), mais aussi les missions de souveraineté (patrouilles aux abords des îles isolées inhabitées dont la souveraineté est contestée par d’autres États, etc.). Le ministère des outre-mer plaide pour conserver suffisamment de moyens nautiques (et aériens) pour pouvoir continuer à contrôler les zones économiques exclusives (ZEE) situées outre-mer. Ces moyens doivent permettre de marquer la présence de la France, près des terres isolées, notamment Clipperton.

Question. Monsieur Philippe FOLLIOT attire l’attention de Monsieur le ministre des outre-mer sur les eaux territoriales de Clipperton. En effet, la France possède ce territoire, qui représente une vaste zone de ressources de près de 440 000 km² (ressources alimentaires, économiques, métalliques). Cependant, il semblerait que la France n’accorde que très peu d’importance à ce territoire, laissant une porte ouverte aux trafiquants des pays voisins que la mission de souveraineté annuelle de la marine nationale ne dissuade pas. Cette terre attire donc des opérateurs touristiques financièrement intéressés par la bonne santé de l’atoll et de son écosystème mais aussi des prédateurs, qui le pillent et mettent à mal les ressources existantes sans se soucier de l’environnement. Ainsi, il lui demande quelle est la position du Gouvernement à ce sujet, et quels moyens de protections peuvent être mis en œuvre afin de protéger au mieux cette zone contre ces revendications territoriales.

Réponse. La zone économique exclusive (ZEE) de Clipperton dispose d’un potentiel halieutique important et constitue un intérêt majeur pour la France sur le plan scientifique, pour la compréhension des relations océan-atmosphère et pour celle de la tectonique des plaques. La présence française s’est progressivement renforcée autour de ce territoire terrestre naturel émergeant qui représente un enjeu économique dans la mesure où il génère, au profit de l’État qui y exerce un droit de souveraineté, une zone économique exclusive. La France met en œuvre des moyens de protection. La frégate de surveillance « Le Prairial », basée en Polynésie française effectue régulièrement des patrouilles dans la zone de Clipperton et peut relever les infractions à la police des pêches. Deux autres bateaux militaires ont la capacité d’aller sur cette zone de la Polynésie française et y vont ponctuellement. Une expérimentation de surveillance satellitaire doit commencer début 2013 en vue d’exploiter des images pour initier une connaissance de l’environnement marin. En parallèle, la fonction « SURPECHE » au Centre maritime commun (déclinaison polynésienne de la fonction garde-côte française permettant de mutualiser les ressources des services concourant à l’action de l’État en mer) est renforcée pour traiter les données disponibles (suivi des 38 navires mexicains licenciés en 2012 pour les eaux de Clipperton). Enfin, la possibilité d’embarquer des scientifiques à bord du Prairial lors de son prochain passage dans les eaux de Clipperton au 2e semestre 2013 va être étudiée en décembre avec la cellule diplomatique du Haut-Commissariat de Polynésie française.

Question. Monsieur Philippe FOLLIOT attire l’attention de Monsieur le ministre des outre-mer sur la situation de l’îlot de Clipperton. En effet, dans un contexte international de plus en plus difficile, caractérisé par le conflit autour de l’île Sankaku, en mer de Chine, entre le Japon, Taiwan et la Chine, la situation à Clipperton mérite une attention particulière. Sans défense, et sans protection spécifique, Clipperton, dont la ZEE est supérieure à celle de la France métropolitaine (440 000 km² contre 345 000 km²) est riche en ressources marine et minière (nodules), risque de voir s’amplifier la violation de sa souveraineté nationale par les nationaux des pays voisins, et en particulier du Mexique, où le débat sur la légitimité de la propriété française de cet atoll est régulièrement questionnée dans les media et sur la toile. Ainsi, il lui demande quelle est la position du Gouvernement à ce sujet, et quels moyens de protections peuvent être mis en œuvre afin de protéger au mieux contre ces revendications territoriales.

Réponse.
Clipperton fait partie du domaine public de l’État français depuis l’arrêté ministériel du 18 mars 1986. L’île de Clipperton est placée sous l’autorité directe du Gouvernement. C’est le ministre des outre-mer qui assure la tutelle de ce territoire. La France a créé une zone économique exclusive de 200 milles autour de l’île (décret n° 78-147 du 3 février 1978). L’arrêté ministériel du 3 février 2008 délègue l’administration de l’île de Clipperton au haut-commissaire de la République en Polynésie française qui a autorité en matière d’autorisation d’accès, d’ordre public et de police administrative, tant sur la terre que sur les eaux bordant les côtes. Les juridictions judiciaires territorialement compétentes pour l’île ont leur siège à Paris et non à Papeete. Afin de mettre un terme au différend territorial qui oppose la France et le Mexique au sujet de la souveraineté de Clipperton, la France a signé avec le Mexique un accord le 29 mars 2007, l’objectif poursuivi étant que le Mexique cesse sa revendication publique sur l’îlot à travers un compromis négocié autour de l’intérêt commun que représente la pêche, et plus spécifiquement l’octroi de licences gratuites de pêche pour les navires mexicains. Conclu pour dix ans et révisable à mi-parcours, l’accord intergouvernemental franco-mexicain sur les activités des navires de pêche mexicains dans les 200 milles marins entourant l’île de Clipperton prévoit la délivrance de licences de pêche par la France au Mexique à titre gratuit. Il reconnaît aux navires de pêche mexicains, qui sont autorisés à pêcher dans le cadre de l’organisation interaméricaine du thon tropical (IATTC), l’accès aux 200 milles autour de Clipperton. Le haut-commissariat de Polynésie Française octroie ainsi des licences de pêche aux navires mexicains qui en font la demande. Les contreparties des mexicains font l’objet d’un arrangement relatif à l’élaboration d’un programme de recherche de science de la mer et de la pêche. Cet accord a permis, depuis 2008, l’obtention de 5 à 20 bourses par an, financées sur fonds mexicains, pour des étudiants mexicains de 3e cycle venant en France ; des séjours d’étude d’experts français au Mexique (et réciproquement) ; des cours, séminaires et conférences au Mexique ; des visites et échanges entre chercheurs et étudiants des deux pays.
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Re: Clipperton

Messagede Jane » 12 Avr 2013, 21:30

uestion écrite n° 09607 de M. Christian Cointat (Français établis hors de France - UMP)
publiée dans le JO Sénat du 16/07/2009 - page 1789

M. Christian Cointat expose à Mme la secrétaire d'État chargée de l'outre-mer que l'absence de présence française sur l'îlot de Clipperton a des conséquences désastreuses sur l'environnement. Cet îlot servirait de base pour des trafiquants en tous genres. Comme l'a démontré l'expédition scientifique de plusieurs mois réalisée par Jean-Louis Étienne, cette absence française ne permet pas la protection de l'écosystème et se traduit par une altération dommageable du patrimoine de l'humanité. Or, la souveraineté française sur Clipperton, reconnue désormais par la Constitution, entraîne des responsabilités en matière de protection des écosystèmes et de lutte contre les trafics illicites. Il lui demande, en conséquence, de bien vouloir lui faire connaître les mesures que le Gouvernement entend pour remédier à cette situation.



Réponse du Secrétariat d'État à l'outre-mer
publiée dans le JO Sénat du 08/10/2009 - page 2370

L'île de Clipperton, atoll de 7 km² situé à 1 300 km à l'ouest des côtes du Mexique, est possession française depuis 1858, confirmée, suite aux revendications mexicaines, par l'arbitrage international rendu par une commission dirigée par l'Italie en 1931. Relevant du domaine public maritime, et inscrit à ce titre au tableau des propriétés domaniales de 1'État en vertu d'un arrêté interministériel du 18 mars 1986, elle a été placée par le secrétaire d'État chargé de l'outre-mer sous la juridiction du haut-commissaire de la République en Polynésie française, représentant de l'État. Sur le plan de la biodiversité, l'atoll lui-même est pauvre, dépourvu de végétation herbacée, recouvert de coraux morts et de guano du fait de la présence d'une faune de 35 000 oiseaux marins venant y nicher et de 18 millions de crabes terrestres dits de Clipperton. Le lagon intérieur est clos, sans contact avec la mer, avec un phénomène d'eutrophisation accéléré du fait de l'apport continu de guano (650 tonnes annuelles). Les herbiers associés aux récifs coralliens qui couvraient 45 % du lagon sont actuellement en régression. Sa principale richesse provient essentiellement de sa zone économique exclusive de 436 000 km², très riche en ressources halieutiques, encore très mal connues, en particulier en thonidés. Aucun navire français n'exploite ses eaux, la France ayant conclu depuis le 29 mars 2007 un accord pour une durée de dix ans renouvelable avec le Mexique qui autorise les navires sous pavillon mexicain à bénéficier de licences de pêche dans la ZEE de Clipperton, y compris dans les 12 milles incluant les eaux territoriales. Lesdites licences de pêche sont délivrées par le haut-commissaire de la République en Polynésie française. Le secrétariat d'État à l'outre-mer ne peut que regretter le fait que cet accord ait été signé pour une durée aussi longue et n'impose aucune contre-partie, ni quota et limites de maille aux navires mexicains, contrairement à la dynamique de gestion durable de la pêche et de protection de la biodiversité ainsi qu'à nos intérêts économiques à court et long termes. Craignant une augmentation du nombre de navires sollicitant des licences et une surexploitation des eaux de la zone économique exclusive, une réunion interservices a été organisée par le cabinet de M. Estrosi, un de mes prédécesseurs, à la fin de décembre 2007, dans le but d'affirmer d'avantage la souveraineté française sur Clipperton à travers la défense de la biodiversité et des intérêts de la pêche française. Cette rencontre a fait ressortir un accord général de principe sur la nécessité de mieux contrôler l'exploitation des ressources halieutiques en ZEE. Mais aucun consensus n'a pu être trouvé sur des voies d'action. Le ministère en charge de l'écologie avait alors indiqué pour sa part que l'intérêt de l'installation d'une station scientifique permanente de veille écologique, préconisée par Jean-Louis Etienne à l'issue de sa mission sur place, nécessitait au préalable une étude approfondie avec les organismes de recherche. Postérieurement à cette réunion, il a été décidé cependant l'envoi de la frégate Prairial de la marine nationale dans la zone économique exclusive de Clipperton au dernier trimestre de 2008. Les éléments d'instruction transmis au haut-commissaire de la République en Polynésie française à destination du commandant supérieur des forces armées en Polynésie française rappelaient malgré tout que, si cette mission de lutte contre la pêche illicite concernait tout navire battant pavillon tiers, elle s'exerçait pour les navires mexicains dans le cadre de l'accord du 29 mars 2007 et le respect en conséquence des droits qui en découlaient pour ces navires. Ils ouvraient cependant la possibilité pour le délégué du Gouvernement et le commandant suprême des forces armées en Polynésie française de solliciter du Mexique les données des navires de pêche licenciés en présentant cette demande comme une modalité de coopération entre les deux parties pour la mise en place du contrôle de la ressource halieutique dans la zone. Comme pour mes prédécesseurs, la préservation et gestion durable de la biodiversité de Clipperton constitue un sujet certain de préoccupation. La recherche d'améliorations à la situation présente comme celles consistant à interdire la pêche dans la limite des douze milles dans le respect des règles internationales et nonobstant l'accord franco-mexicain, ou bien encore à renforcer les missions de la marine nationale, à définir avec les organismes de recherche un véritable programme scientifique pouvant justifier l'installation d'une base de vie permanente sur l'île, doit être poursuivie.
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Re: Clipperton

Messagede Mayapan » 16 Avr 2013, 16:55

:yes:

Merci Jane !
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Re: Clipperton

Messagede tomiche » 09 Avr 2015, 02:33

Je me suis interesse de pres a l'histoire de Clipperton egalement il y a quelques annees.
L'annee derniere jai pu trouver quelques sources interessantes sur l'histoire mexicaine de l'ile, des fameux "oublies de clipperton", les ravitaillements qui ont arretes de venir et qui faisait vivre la garnison mexicaine en place a la fin du Porfiriato au debut du XX siecle. Il existe un livre en PDF facilement trouvable sur internet, un temoignage incroyable en español, ecrit par quelqu'un qui a rencontre une des dernieres survivantes (petite fille a l'epoque des faits) et qui vivait dans l'etat de Veracruz vers Cordoba si je ne me trompe pas dans les annees 80/90. Je n'ai plus le titre en tete mais en faisant quelques recherches sur internet ca doit se trouver :roll:
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